45 €, tel est le coût de l’inscription à la chambre des métiers pour une entreprise individuelle artisanale hors micro dans le barème national applicable aux formalités en vigueur au 1er mars 2026, publié sur formalites.entreprises.gouv.fr. Ce montant ne couvre toutefois pas toutes les situations, puisque la micro-entreprise peut bénéficier d’une exonération et qu’une activité déjà immatriculée au RCS relève d’un droit réduit à 15 €.
Les données disponibles montrent que la réponse dépend du statut juridique, de la nature artisanale ou mixte de l’activité, ainsi que de l’éventuel accompagnement facturé par la CMA. Depuis le 1er janvier 2023, le Répertoire des métiers a laissé place au RNE, ce qui a modifié le cadre d’immatriculation sans supprimer les droits dus au titre des prestations gérées par le réseau consulaire.
- ❖Immatriculation obligatoire. Toute activité artisanale indépendante relève d’une inscription via le guichet unique, y compris sous régime micro, selon les sources Service-Public et formalites.entreprises.gouv.fr.
- ❖Délai encadré. La déclaration doit intervenir au plus tard dans les 15 jours suivant le début d’activité, d’après les informations de procédure reprises par selfcoaching et Autocito.
- ❖Coût total variable. Les droits légaux restent nationaux, mais les prestations d’accompagnement des CMA font varier la facture, avec des exemples compris entre 110 € et 160 € dans les grilles 2025 du Grand Est.
Combien coûte l’inscription à la chambre des métiers ?
Le tarif légal de référence pour une inscription à la chambre des métiers s’établit à 45 € TTC lorsqu’une personne physique crée une entreprise individuelle artisanale hors régime micro, selon les tarifs des formalités publiés sur formalites.entreprises.gouv.fr et actualisés au 1er mars 2026. Une personne physique ou morale déjà immatriculée, ou en cours d’immatriculation, au RCS relève toutefois d’un droit réduit de 15 € pour cette formalité artisanale.
Depuis le remplacement du RM par le RNE au 1er janvier 2023, la logique tarifaire combine un cadre national et des variations locales liées aux services annexes proposés par chaque CMA. Il ressort également des grilles régionales disponibles, notamment en Île-de-France, en Grand Est et en PACA, que l’accompagnement, la préparation du dossier ou des prestations connexes peuvent majorer fortement le coût final affiché au créateur.
Les tarifs légaux d’immatriculation à la CMA en 2026
Les droits dus au titre des prestations délivrées par la CMA relèvent d’un barème national, distinct des offres commerciales d’accompagnement local. Les données officielles distinguent l’immatriculation initiale, les formalités modificatives, ainsi que certains dépôts d’actes non concomitants, avec des montants précis publiés sur le portail des formalités des entreprises.
Entreprise individuelle artisanale : 45 €
Pour une entreprise individuelle exerçant une activité strictement artisanale hors régime micro, le tarif national d’immatriculation s’élève à 45 € TTC. Ce montant correspond aux droits de prestation CMA applicables à la création, indépendamment d’autres frais éventuels, tels qu’un accompagnement administratif ou un service juridique complémentaire facturé localement.
La grille 2025 de la CMA Île-de-France confirme ce niveau de facturation pour l’entreprise individuelle hors micro, avec une immatriculation maintenue à 45 €. Les documents régionaux du Grand Est aboutissent au même droit légal, même si le total TTC grimpe à 155 € lorsqu’un accompagnement création à 110 € TTC s’ajoute à la formalité.
Entreprise déjà immatriculée ou en cours d’immatriculation au RCS : 15 €
Lorsqu’une entreprise artisanale relève aussi du champ commercial et qu’elle est déjà immatriculée, ou en cours d’immatriculation, au RCS, le droit dû au titre de l’immatriculation CMA tombe à 15 € TTC. Cette règle vise les activités mixtes, dans lesquelles l’inscription artisanale s’articule avec l’immatriculation commerciale réalisée via le guichet unique.
Les grilles régionales confirment cette réduction. En Grand Est, une entreprise individuelle artisanat et commerce aboutit à un total de 125 € TTC avec accompagnement, contre 155 € pour une EI purement artisanale, précisément parce que le droit légal CMA de base passe de 45 € à 15 €.
Quel est le montant des droits dus au RNE pour une immatriculation ?
Depuis la centralisation sur le RNE, il convient de distinguer les droits CMA des autres prestations facturées dans le circuit de formalité. Les tarifs INPI publiés au 1er mars 2026 mentionnent notamment 5,90 € pour certaines inscriptions complémentaires ou modificatives, 5,45 € pour le dépôt des comptes annuels des sociétés, et 6,50 € pour certains dépôts d’actes non concomitants.
Pour une immatriculation artisanale initiale simple, le montant central reste donc généralement le droit CMA de 45 € ou 15 €, selon le cas. Les frais RNE, INPI ou actes viennent surtout s’ajouter lors d’opérations connexes, d’une activité mixte, d’une structure sociétaire ou d’un dépôt documentaire distinct de la demande d’immatriculation.
La micro-entreprise est-elle exonérée des frais d’immatriculation ?
Les personnes physiques relevant du régime prévu à l’article L.613-7 du code de la sécurité sociale, ainsi que les personnes morales dont le dirigeant relève de ce régime dans les conditions prévues, sont dispensées du paiement de certains droits dus au titre des prestations concernées. Les tableaux officiels du portail des formalités confirment cette exonération pour la micro-entreprise dans les cas visés.
Cette exonération apparaît également dans plusieurs grilles consulaires. La CMA Île-de-France indique une immatriculation micro à 0 €, tandis que les tableaux régionaux du Grand Est précisent que l’immatriculation peut rester légalement prise en charge mais aboutir à un total de 110 € TTC lorsque la chambre facture un accompagnement distinct. La gratuité des droits n’implique donc pas automatiquement une formalité sans coût global.
Pourquoi les frais varient d’une inscription à l’autre
Les écarts de prix proviennent moins du droit légal brut que de la combinaison entre statut, nature de l’activité et prestations complémentaires. Les données régionales montrent que deux entreprises artisanales créées le même mois peuvent supporter des coûts très différents, alors même qu’elles déposent leur dossier via le même guichet unique administré par l’INPI.
Statut juridique : micro-entreprise, EI, société
Le statut juridique détermine d’abord le niveau du droit de base. Une micro-entreprise relève souvent d’une exonération, une EI artisanale hors micro supporte 45 €, tandis qu’une société artisanale déjà liée au circuit RCS peut relever d’un droit CMA de 15 €. À cela s’ajoutent, pour les sociétés, des coûts externes fréquents comme l’annonce légale, généralement comprise entre 150 € et 200 € selon la fiche création de la CMA Auvergne-Rhône-Alpes.
La structure sociétaire génère aussi davantage de pièces et parfois des actes déposés séparément, facturés 5,90 € ou 6,50 € selon leur nature. Lorsque la rédaction des statuts est externalisée, les références régionales évoquent environ 200 € pour un service juridique en ligne, et de 1 000 € à 3 000 € pour un avocat, un notaire ou un expert-comptable selon la complexité du dossier.

Activité artisanale seule ou activité mixte avec commerce
Une activité exclusivement artisanale et une activité mixte artisanat-commerce ne relèvent pas du même niveau de droits. Lorsqu’une immatriculation au RCS intervient parallèlement, le droit CMA d’immatriculation est réduit à 15 € au lieu de 45 €, ce que reprennent à la fois le barème national et les grilles Grand Est ou Île-de-France.
Cette différence se retrouve dans les totaux régionaux. Dans l’exemple Grand Est, une EI artisanale atteint 155 € TTC avec accompagnement, tandis qu’une EI artisanat et commerce descend à 125 € TTC. La baisse n’exprime pas un traitement préférentiel local, mais l’application du tarif légal réduit attaché aux situations déjà connectées au registre commercial.

Droits légaux et accompagnement payant de la CMA
Les chambres facturent parfois un accompagnement distinct des droits légaux, sous forme de formalités clés en main, de rendez-vous expert, de coaching ou de pack création. Les tableaux régionaux fournissent des exemples concrets, avec un accompagnement création à 110 € TTC pour certains dossiers micro ou EI dans le Grand Est, et à 145 € TTC pour des sociétés.
Des prestations annexes peuvent également s’ajouter, comme une assistance juridique à 70 €, un accompagnement ACRE à 20 €, une carte ambulant à 30 € ou une carte professionnelle PVC à 5 €, selon la grille CMA PACA applicable au 1er janvier 2023. Le coût réellement acquitté dépend donc largement du périmètre de services choisi ou proposé.
Coût total réaliste selon votre situation
Les exemples publiés par les chambres régionales permettent d’estimer un coût total plus proche de la pratique que le seul droit légal. La fourchette s’élargit selon que le créateur dépose seul son dossier sur le guichet unique, ou qu’il mobilise un accompagnement consulaire, juridique ou administratif complémentaire.
Micro-entrepreneur qui fait seul sa formalité
Dans le scénario le plus sobre, un micro-entrepreneur artisanal qui dépose seul son dossier peut aboutir à un coût de 0 € sur les droits d’immatriculation, lorsque l’exonération légale s’applique pleinement et qu’aucune prestation additionnelle n’est commandée. La grille 2025 de la CMA Île-de-France illustre précisément cette situation, avec immatriculation et modifications indiquées comme gratuites pour la micro-entreprise.
Ce scénario suppose toutefois un dossier complet, comprenant notamment pièce d’identité, justificatif de domicile et, lorsque le métier l’exige, justificatif de qualification professionnelle. À défaut, un recours à l’accompagnement consulaire peut faire remonter la facture à 110 € TTC, comme le montre l’exemple de création micro publié dans les documents tarifaires du Grand Est.
Artisan en entreprise individuelle hors micro
Pour un artisan en EI hors micro, le coût minimal national reste 45 € TTC au titre de l’immatriculation CMA. Ce niveau correspond à une formalité réalisée sans service complémentaire, sur le guichet unique, avec un dossier conforme et transmis dans le délai de 15 jours suivant le début d’activité.
Dans la pratique, le total facturé peut être sensiblement supérieur. L’exemple Grand Est retient 155 € TTC pour une création d’EI artisanale avec accompagnement, soit 45 € de droits légaux et 110 € TTC de prestation. D’autres CMA commercialisent aussi des formations, telles qu’un module “Créer sa micro-entreprise” à 280 € nets ou un pack Premium à 700 € nets en Auvergne-Rhône-Alpes.
Société artisanale avec accompagnement CMA
Une société artisanale supporte souvent un droit CMA réduit à 15 € lorsqu’elle s’inscrit dans un schéma déjà lié au RCS, mais ce droit ne reflète qu’une part minoritaire du coût de création réel. La publication d’une annonce légale, estimée entre 150 € et 200 €, alourdit fréquemment la facture avant même d’intégrer les prestations de préparation de dossier.
Le Grand Est publie un exemple de total à 160 € TTC pour une société avec accompagnement CMA, sur la base de 15 € de droits et 145 € TTC d’accompagnement. Des frais additionnels peuvent ensuite apparaître, comme le dépôt des comptes annuels à 5,45 €, des actes modificatifs à 5,90 € ou un dépôt non concomitant à 6,50 €.
Les tarifs sont-ils identiques selon le département ?
Les droits légaux d’immatriculation ne varient pas selon le département lorsqu’ils relèvent du barème national publié sur formalites.entreprises.gouv.fr. En revanche, les montants présentés par les chambres locales diffèrent souvent parce qu’ils intègrent, ou non, des prestations d’accompagnement, de formation ou des services annexes propres à chaque réseau régional.
Ce qui est national : droits RNE, INPI et CMA
Les montants de 45 €, 15 €, 40 €, 13,33 €, 21 €, 7 €, 5,90 €, 5,45 € et 6,50 € proviennent d’un référentiel national des formalités. Ils s’appliquent indépendamment de la localisation, dès lors que la situation juridique correspond au cas tarifaire visé. La page Service-Public dédiée à la création d’entreprise et les tableaux formalites.entreprises.gouv.fr, vérifiés en mars 2026, reprennent ce cadre.
Cette homogénéité porte sur les droits légaux, pas sur l’ensemble des sommes affichées par les chambres. Une entreprise artisanale en Île-de-France, en PACA ou en Grand Est retrouve donc la même base légale, mais pas nécessairement le même devis global si la chambre ajoute un accompagnement ou des prestations de préparation administrative.
Ce qui change localement : packs, accompagnement et prestations annexes
Les écarts locaux concernent principalement les packs et services. La CMA Grand Est affiche par exemple 110 € TTC d’accompagnement création pour certains dossiers, tandis que la CMA PACA liste des prestations telles qu’une assistance juridique à 70 €, un dossier ACRE à 20 € ou une carte ambulant à 30 €. Ces montants ne relèvent pas du droit d’immatriculation stricto sensu.
Des offres récurrentes, comme le PASS CMA Liberté, ajoutent encore une couche tarifaire, avec formalités incluses, rendez-vous experts et jours de formation selon des modalités variables d’une région à l’autre. Les documents régionaux 2025 montrent donc moins des divergences sur la loi que des politiques commerciales différentes autour du même socle réglementaire.
Que comprend l’accompagnement payant des CMA ?
L’accompagnement payant proposé par les CMA couvre généralement la vérification du dossier, l’assistance au dépôt sur le guichet unique, l’analyse des pièces justificatives, ainsi que, selon les réseaux, des rendez-vous d’expertise, des modules de formation et des services de suivi post-création. Les intitulés varient, mais les grilles régionales convergent sur cette logique de prestation élargie.
Les exemples disponibles permettent d’objectiver ce périmètre. Le PASS CMA Liberté en Alsace-Moselle et dans le Grand Est inclut notamment 2 formalités offertes par an, 2 rendez-vous expert et 5 jours de formation par an. En Auvergne-Rhône-Alpes, une formation “Créer sa micro-entreprise” coûte 280 € nets et un pack Premium de 5 jours atteint 700 € nets, ce qui montre que l’accompagnement relève d’une offre distincte de l’immatriculation légale.
Faut-il payer une cotisation annuelle à la CMA après inscription ?
L’immatriculation à la chambre des métiers ne se confond pas avec une cotisation annuelle d’inscription comparable à un abonnement uniforme affiché nationalement. Les sources tarifaires exploitées ici détaillent des droits de formalité, des modifications, des dépôts d’actes et des prestations de services, sans faire apparaître une cotisation générale annuelle obligatoire due à la seule qualité d’immatriculé.
Des coûts récurrents peuvent toutefois surgir autrement, par exemple via un abonnement de type PASS CMA Liberté, des formations, des prestations ponctuelles ou des obligations d’entreprise indépendantes de la CMA. Il reste donc nécessaire de distinguer le coût d’accès au registre, les services facultatifs de la chambre et les charges d’exploitation ordinaires de l’entreprise artisanale.
Où trouver la grille tarifaire officielle pour ma chambre des métiers ?
La source de référence pour les droits légaux demeure formalites.entreprises.gouv.fr, qui publie les tarifs des formalités en vigueur au 1er mars 2026. Pour vérifier l’état du droit et le circuit de dépôt, la page Service-Public Entreprendre, contrôlée le 18 mars 2026, apporte un second niveau de validation utile, en particulier sur la centralisation des démarches via le guichet unique.
Pour les services locaux, il faut consulter la grille de la CMA territorialement compétente, qu’elle soit départementale, interdépartementale, régionale ou de région. Les écarts observés entre Île-de-France, Grand Est, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes montrent qu’une lecture conjointe du barème national et de la brochure locale reste la méthode la plus fiable pour établir un budget exact, surtout lorsque l’activité est mixte ou la structure sociétaire.
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I
Confondre droit légal et coût total. Un droit d’immatriculation à 45 € peut déboucher sur une facture bien plus élevée dès qu’un accompagnement, une annonce légale ou un dépôt d’acte s’ajoute au dossier. -
II
Ignorer l’exonération micro. Une micro-entreprise relevant de l’article L.613-7 peut être dispensée de droits, ce qui modifie radicalement l’estimation initiale de la formalité. -
III
Oublier l’effet du RCS. Une activité mixte artisanat-commerce peut ramener le droit CMA à 15 €, ce qui impose d’examiner la qualification exacte de l’activité avant de budgéter. -
IV
Se limiter à une grille locale. Une brochure régionale peut intégrer des services facultatifs, alors que le portail national permet d’identifier le socle réglementaire réellement obligatoire.
Le prix d’une immatriculation CMA repose sur un socle national, mais le coût total varie avec le statut, l’activité mixte et les services annexes.
Le repère pertinent consiste à isoler d’abord les droits obligatoires, puis à distinguer chaque prestation facultative ajoutée par la chambre locale.
✦ formalités CMA
❧ exonération micro
Le barème national permet de fixer rapidement un socle, 45 € pour l’EI artisanale hors micro et 15 € lorsque la situation relève déjà du RCS. La variable décisive réside ensuite dans les prestations locales, qui transforment parfois une formalité exonérée ou réduite en dépense à trois chiffres.
La lecture simultanée du portail national des formalités et de la grille de votre CMA reste le seul moyen d’isoler les droits obligatoires, les frais annexes et les services facultatifs. Cette méthode évite les estimations imprécises, notamment pour les activités mixtes, les sociétés et les dossiers accompagnés.



